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Karaté Shorin-Ryu

Le Karaté Shorin-Ryu d'Okinawa est l'héritier du Shuri-Te, art martial pratiqué dans et autour du palais royal du royaume des Ryu-Kyu, dans la ville de Shuri (Okinawa). Le Shuri-Te se développa à partir du Tode (ancien art de combat okinawaïen) enrichi par des apports venus du Kung-Fu du temple de Shaolin du Nord. Shorin est la prononciation okinawaïenne de Shaolin et qui se traduit par "petite forêt" (Shorin se lit Kobayashi).

Le Karaté Shorin-Ryu est à l'origine des écoles modernes Shotokan, Wado-Ryu, Shito-Ryu. Maître Funakoshi Gichin, fondateur du Shotokan, Okinawaïen d'origine, fut l'élève des Maîtres Itosu et Asato du Shuri-Te tout comme Maître Chibana, fondateur du Kobayashi. Me Otsuka (Japonais), fondateur du Wado-Ryu apprit le Karaté de Me Funakoshi. Me Mabuni (Okinawaïen) créa le Shito-Ryu à partir des enseignements de Me Itosu (Shuri-Te) et de Me Higaonna (Naha-Te).

Kobudo d’Okinawa

 

Le Kobudo, comme le Karaté, est né sur l'île d'Okinawa, au sud du Japon, au 17° siècle, d'une interdiction faite au peuple de posséder des armes. Les habitants détournèrent alors des objets de la vie quotidienne, des outils (bâton, rame, faucilles, nunchaku …) et les transformèrent en armes défensives redoutables.

Le Kobudo (l'Art des Armes Anciennes) est un art martial à part entière : on y travaille le mental (shin), les techniques propres aux 12 armes différentes (gi) et le physique (taï).

Grâce aux armes, le corps est épargné : les coups sont portés sur les armes qui servent autant à la défense qu'à la riposte ou à l'attaque. Il n'y a pas de chutes, étranglements, torsions de membres, hématomes et oedèmes comme dans les autres arts martiaux ; on y pratique en toute sécurité, ce qui rassure ceux qui ne peuvent se permettre d'être blessés.

D'autre part, en exécutant les techniques aussi bien à droite qu'à gauche, on développe les aptitudes du côté (gauche ou droit) négligé dans la vie quotidienne ; on devient plus habile. La diversité des armes, les différences de taille entre armes, les déplacements, postures, esquives, mémorisation du maniement (attaques, blocages, enchaînements …) sollicitent autant l'activité cérébrale que le physique.

Grâce au travail avec un ou plusieurs partenaires à la fois, les échanges sont favorisés. C'est donc une activité adaptée à la vie moderne qui offre un dérivatif autant intellectuel que physique.

Vous pouvez vous y initier au dojo Oshukan de Vallauris avec Michel Ancillotti, 4e dan Oshukaï de Kobudo d'Okinawa, et suivre des stages avec Sensei (Maître) Kenyu Chinen, Hanshi 9e Dan.

Consultez le site : Oshukaï France, http://www.oshukai.fr/